J.-M.-G. le Clézio et J.-J. Marimbert : deux nomades du Maroc ?

 

 

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Dessin réalisé par Jean-Jacques Marimbert (« Départ » dans La Renarde rouge 2000 JJM).

 

« Là où le vent siffle, glacé, revigorant, dans une invisible faille, qu’une mélodie su rait à réchau »er, à éclairer, à décorer de mille nuances,

de rires, de pleurs de joie, de courses folles dessinées par le hasard », J.-J. Marimbert[1]

« Peut-être ne pourrais-je plus parler » (12 décembre 2015, 17 h 11)

« Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience », J. M. G. Le Clézio,

faisant entendre combien, à travers le nomadisme et la mythologie,

le silence de l’être est un synonyme de santé.

Un jour on découvrira que la littérature n’est en fait qu’une branche de la médecine : longtemps cette phrase, ici reprise chez J. M. G. Le Clézio, a pu questionner les âmes voyageuses au travers du lien : corps et langage. En mars 2008, en quête d’une « moitié de moi perdue », j’allais au Maroc, à Rabat précisément, pour rencontrer une jeune fille vivant à Kénitra, âgée de 21 ans, dont j’étais amoureux ; logé pendant une semaine chez un ami informaticien, passionné de littérature américaine. De ce pays, je retiens l’odeur des belles tomates, le café dans les rues de la ville, pris au petit matin, le linge apporté au pressing à prix modique et récupéré rapidement (me sentir frais, propre, avec des habits repassés, et sous ce ciel d’un bleu profond, me faisait du bien…). Quoique profondément athée, comment ne pas retenir la sensation d’une blancheur mystique qui règne en Afrique du Nord ?

 

D’un voyageur l’autre : une solide formalisation littéraire du tremblement…

Pour reprendre le mot du poète Thomas Vinau – chez mon ancien professeur de philosophie à l’université de Sciences humaines de Toulouse–, il s’agit d’un « effacement saisissant ». Quand Jean-Jacques Marimbert parle du Maroc, où il est né et a vécu jusqu’à l’adolescence, il n’est question que d’un court passage biographique : au-delà duquel les mers, par leur corps aquatique… et quelques vagues nageuses, font de la peau une cuirasse de requin. Sous une autre plume, celle de J. M. G. Le Clézio[2] (que je découvrais au lycée de l’avenue Jean-Rieux, en 1998, à Toulouse, par l’intermédiaire de mon professeur de français, Mme Annie Bernadoux), on fait toujours face, au fil des lectures, au mystère matériel du monde, et à sa dimension « cosmopolite », paradoxalement inénarrable. Africaniste en quelques lieux… En effet, le prix Nobel de littérature dit, en 1997, à propos du Maroc : « Les Marocains ont su préserver le sens de l’oralité, de la musique traditionnelle, de la solidarité humaine, de l’harmonie avec la nature. Ils se sont adaptés au monde “moderne” tout en conservant leur culture. Ce pays s’impose également comme représentant du monde oral africain en ce qu’il a de sonore. » Comme si, avec l’auteur aux origines si diverses (française, britannique, mauricienne…), on évoquait un bruissement musical qui n’appartient à aucun autre lieu au monde qu’à la médina. Ce bruit, pareil à une musique de nuit pour enfants, monte de proche en proche, des cours des maisons, s’élève au-dessus des murs.

 

SI LE MAROC EST UN LIEU COMMUN AUX DEUX AUTEURS, IL EST AUSSI LE CREUSET D’UN RAPPORT ARISTOTÉLICIEN À LA TERRE ET À LA MÉTAPHYSIQUE

 

Jean-Jacques Marimbert connaît la chanson et ses harmonies. Lui-même, musicien, amateur du festival de Jazz de Tanger. Il côtoie de près les chants traditionnels, ayant même été, en début de carrière, médecin humanitaire en Somalie, avec MSF. Dans le film Départ (retour), tiré de son premier livre du quasi même nom[3], il est question d’une manière pourtant presque « barthésienne » (donc neutre) de soi. « Départ est l’un des rares textes biographiques, je l’ai écrit pour cette lumière, et l’idée d’arrachement à un lieu de vie, l’idée de départ “définitif”, celui de mes grands-parents. » J.-J. Marimbert – comme J. M. G. Le Clézio – est un homme discret et tempéré. D’ailleurs, ce dernier n’écrit-il pas dans L’Extase matérielle : « un livre, à quoi ça sert ? Ça sert à cacher les choses ; pour que les autres ne les trouvent pas » ? Tout en étant lecteur de Montaigne, habitué à « la branloire pérenne », J.-J. Marimbert n’en reste pas moins dans un rapport fantomatique au sujet : qui se noue – telle la toison de la Vénus de Boticchelli – à la mer des éléments. Intérêts et influences guidant le travail d’écriture de l’auteur : s’agirait-il de la rigueur du « chiasme » entre : nature et culture ? J.-J. Marimbert répond, à propos du rapport entretenu à ses personnages et à leurs racines :

« Tout d’abord, l’authenticité des personnages, pris le plus souvent dans des moments difficiles de l’existence, dans des contextes très divers. Périodes de crises où l’existence bascule, parfois jusqu’au tragique, souvent jusqu’au rétablissement harmonieux d’un équilibre à jamais modifié. Mes personnages sont des êtres simples dont la vie, ainsi bouleversée, prend les allures sinon d’un destin, du moins d’une aventure, qu’elle soit voyage, fugue, errance, exploration intérieure, évasion dans un univers onirique, déploiement poétique. Mon deuxième souci, indissociable du premier, est celui de l’écriture. Elle doit se plier au style du personnage ou de la situation, et saisir au mieux aussi bien le grand trait que le détail. Habiter la langue et le monde, créer du rythme et une prosodie de l’intime aussi bien que du spectacle des rues et de la nature, dans un “rendu” des nuances émotionnelles, de la présence des choses et des lieux. »[4]

Que ce soit chez l’un ou l’autre des deux écrivains, il s’agit de conter. Ce qui est di »érent du fait de raconter son histoire. Le récit poétique, Départ, paru à La Renarde rouge, parle du départ du Maroc vers Nice, fief familial de J.-J. Marimbert (Italiens venus de Brescia au début du XXe, fixés à Nice, musiciens, puis partis au Maroc). Mais, lorsque l’on se plonge dans le récit, à travers le style, est déjà cousu un « je ne sais quoi » de l’ordre du rapport amoureux aux éléments matériels. Chez Le Clézio, d’après la lecture que j’ai pu faire à partir de la fin des années 1990, relève plus de la dimension ine »able de notre Terre. Or, si le Maroc est un lieu commun aux deux auteurs, il est aussi le creuset d’un rapport aristotélicien à la terre (les sciences et la médecine chez J.-J. Marimbert, qui participèrent de ses premiers pas en tant que médecin), et à la métaphysique (inspiration de nature soufie chez Le Clézio, laquelle procède certainement aussi de l’amour de son épouse Jémia. Citons ici son livre écrit avec cette dernière, Gens des nuages : « Nous voulions entendre résonner les noms que la mère de Jémia lui avait appris, comme une légende ancienne, et qui prenaient maintenant un sens di »érent, un sens vivant : les femmes bleues ; l’assemblée du vendredi, qui avait donné son nom à Jémia ; les tribus chorfa (descendantes du prophète) ; les Ahel Jmal, le peuple du chameau ; les Ahel Mouzna, les Gens des nuages, à la poursuite de la pluie. » Au fond, il serait aussi possible que dans un croisement entre matière et métaphysique, les deux voyageurs se rejoignent. Les deux marient leurs « doctes » signes à travers un retour aux origines. Nomades. Ils marchent… de l’ouest vers l’ouest, revenant toujours en un même lieu.

 

De l’art des écarts ?

Comment ne pas lire chez J.-J. Marimbert, mis sur l’établi des « écarts », et ce, à partir du sens de « discrépance » (soit l’écart entre la connaissance et sa représentation, du latin discrepantia, « discordance »), mot qui m’a été insufflé par J.-J. Marimbert que je cite, à propos d’un travail du 11 mars 2018, dans Cour carrée du Louvre [5] : « J’ai joint à chaque photo un quatrain, dans une approche littéraire, poétique, pour instaurer un dialogue entre image et texte, sur le mode de l’écho ou de la discrépance. Le but est de faire vivre ces regards marqués par  la poussière, la pollution, ces visages lissés par l’effritement du plâtre, ces bras amputés esquissant des gestes dont la grâce n’est pas perdue.  Au contraire, elle en est magnifiée, comme si nous l’éprouvions dans ce sentiment, connu, du membre absent. N’est-ce pas aussi un enjeu de l’art ? » C’est, à mon sens, montrer comment, à partir d’une démarche sensorielle aristotélicienne et matérialiste – J. M. G. Le Clézio, de son côté, lit par exemple régulièrement Darwin et L’Origine des espèces –, la réorganisation du « cahot interne » chez les auteurs donne lieu à une narration « de l’ailleurs ». Réorganiser en quelque sorte à travers le récit, la poésie ou l’essai, et donner naissance à une nouvelle peau, ayant mué. Faire « peau neuve », dit-on. Cela, à partir de l’interaction entre le monde et le corps matériel des hommes. Un peu, à l’instar d’Henri Michaux, qui savait éprouver, d’une manière poétique – tout autant qu’objectiver en neutralisant le « moi » – la dislocation identitaire. N’est-ce pas là ce que le philosophe J.-J. Marimbert qualifierait « d’ailleurs, comme horizon » (interne), avec cette sorte de « peau » (une surface universelle) que l’on peut découvrir à propos de Richard Kipling, dans son article « La peau et le vernis » ? [6] La peau est l’unique barrière qui nous sépare et crée, parfois, un écart entre : l’océan du monde et notre intériorité perpétuellement oscillante d’êtres humains.

 

L’ESPACE, LE PAYSAGE, ET LE CORPS LANGAGIER SON UNIS. LE PAYSAGE INTERNE DEVIENT L’EXTERNE

 

De même, du côté de J. M. G. Le Clézio, la démarche acquise du côté de son père médecin britannique – qui avait lui-même beaucoup voyagé – est explicitement « décolonisatrice », comme il l’exprime dans un entretien au Nouvel Observateur[7] : « Quand j’étais enfant, je suis venu visiter le Maroc avec ma famille. Ça a été mon premier contact avec un monde différent et en même temps assez proche. Mon père, qui avait pratiqué la médecine pendant des années au Nigéria, voulait nous montrer les méfaits de la colonisation. Nous avons voyagé avec des bus, nous sommes allés un peu partout. À un moment donné, le bus qui devait aller jusqu’à Marrakech, s’est arrêté dans un village. Des gens sont montés. Le chau »eur était un Français. Il y a eu une altercation parce qu’un des passagers n’avait pas de quoi payer son billet. Le chauffeur, très brutalement, l’a fait descendre du bus. Mon père a dit : “Voilà, ça c’est la colonisation, c’est quelque chose de mauvais en soi, parce que ça pratique l’injustice et la cruauté.” » La Guerre, celle de l’intérieur, tel un voyage poético-matériel est aussi un titre faisant socle chez les deux auteurs. J.-J. Marimbert écrit, à la fin de son poème La Guerre : les éléments, le corps à l’écriture, l’univers céleste, ces petits morceaux de matière qui nous tiennent à la réalité. Il sait, par juxtaposition d’éléments réels et symboliques, signifier la dimension philosophiquement inénarrable, (auto-)fictionnelle, et pourtant bien réelle, du monde.

« Écouter la chanson des blés d’or d’un geste de la main elle désigne le ciel et

tous ces morts là-haut si jeunes et si joyeux

il ne voit rien d’autre que ses doigts et ses yeux. »[8]

Pareillement, dans Départ, J.-J. Marimbert, avec une prose « atomique » et précise, rejoint presque mot à mot Le Clézio sur le roulis des e½uves marines et de réminiscences lointaines. Là où l’entrée dans l’âge adulte (Nice, Sète, Rabat, etc.) peut passer par la découverte, violente, de l’insoutenable corruption du monde. D’un côté, le prix Nobel a enseigné « l’art du bonheur humble et secret » dans des universités à l’étranger – par exemple, au Nouveau Mexique, en Chine. D’un autre côté, le médecin-philosophe écrivant de la poésie enseigne une certaine forme de « sagesse », nommée par les Grecs « tempérance ». Ce sont deux postures éthiques d’hommes, inspirant la rigueur d’une langue multiculturelle et la précision du signe. Le Clézio : éviter tout mot concernant la littérature en faisant griller des merguez à Nice. Marimbert : s’occuper d’une façon exemplaire d’enfants à Toulouse, tel un pédagogue passionné. Au fond, l’Afrique rend les hommes – qui se savent trembler – forts. Jean-Jacques, qui fut mon directeur de mémoire de philosophie « Sur le langage de la peau », sait mieux que quiconque combien, dans l’approche sensorielle d’Aristote, on n’est pas loin de la peau. Celle de l’être humain, celle du monde ou des écrans. Chez les deux auteurs, on peut lire un petit « je ne sais quoi » de nomadisme… quasi deleuzien ou « géopolitique », pour parler comme le poète Kenneth White. Car, chez Aristote, c’est aussi l’œil, la dimension « scopique » pour les psychanalystes, qui est en fait un réceptacle, au même titre que le cerveau ou la peau. Au fond, entre l’enveloppe et l’espace du dehors, il n’y a que la peau. Donc, l’espace, le paysage, et le corps langagier son unis. Le paysage interne devient l’externe. Rayonnants. « D’une lumière à l’autre… », écrit Le Clézio. Nice, Sète, Tanger, Rabat restent, telles les ombres, entre deux onctueux nuages de lieux imaginaires, mythiques ; explorés sur la peau de l’âme abandonnée, nommée : « X ».

 

La poétisation du « désert »

Comme la course de fond – que pratique votre serviteur – est en elle-même une métaphore de l’écriture, pareillement, pour Michel Leiris, la tauromachie pouvait peut-être l’être en tant que passion. L’ethnologie, au jour le jour, guide les mendiants de signes. Habitants habités, les hommes se savent cousins ; au sens tribal. Qu’importe le médium d’expression, la pratique quotidienne de l’auteur qui sait d’où il vient et qui donc sait où il va, consiste à mettre un pas devant l’autre. La question est ainsi de savoir ce qui, dans le désert, porte encore à avancer.

Mystère. Miracle. L’Afrique est au cœur de chaque homme. Poétiser : le rien, le vide, l’agglomérat de petits grains de sable, cette absence de sens, est le seul recours relativement rationnel auquel nous puissions nous raccrocher. Tenir la rampe de l’absurde escalier d’une humaine condition, si chère à Albert Camus, non loin de là… géographiquement. De l’intérieur, on entend parfois chez J.-J. Marimbert et J. M. G. Le Clézio le cri d’un rythme propre au Continent noir : le jazz. Comment ne pas penser en particulier à Léopold Sédar Senghor qui connaissait, lui-même, bien le jazz ? J.-J. Marimbert évoquant Senghor : « Et chez qui, il y a dans sa langue, la scansion des chants de brousse, de savane, de forêt… ! » On dit parfois que « jazzer » et/ou « swinguer » aurait pour origine étymologique ancienne : « faire l’amour », se mouvoir, aimer.

Oasis, tel est le signe d’un mirage qui guide… Ce sont là les lieux d’un horizon de transparence face à l’illusion de notre monde. Le Maroc reste dans sa géographie d’union et de séparation, tel le Rif – en amazigh : Arrif, « rivage », « bord ») –, un lieu d’un métissage exemplaire[9]. À propos du jazz et du métissage, Le Clézio s’exprimait en 2008 de la sorte :

« Nul n’a mieux parlé du jazz et du blues, nul n’a mieux traduit dans notre vieille langue métisse cousue de cicatrices, que le poète martiniquais Aimé Césaire. Il n’y a rien d’autre que ce qui passe dans ce sou½e. Rien d’autre que ce qui brûle cette plaie. Dans le blues des plantations de canne et de coton, dans le jazz des rues du Bronx et de Harlem. Dans Armstrong et Coltrane, Mingus, Monk et Coleman, dans la voix de Bessie Smith, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Nina Simone. Dans la voix de Big Bill Broonzy, de John Lee Hooker, de Jimmy Reed, de Muddy Waters, de Ray Charles. Cette puissance qui vient de loin, de la terre mythique d’Afrique, du fond des soutes des bateaux négriers, cette puissance née avec la langue créole, sous le fouet et le raidissement d’orgueil, dans la révolte des marrons, dans le combat pour garder son nom, son identité, sa foi.»

J.-J. Marimbert, quant à lui, lorsqu’il se munit d’un moyen d’expression (photographies, écritures, philosophie, musique, poétisations lues), on n’entend plus que l’essentiel, ce que Jacques Lacan nommait « Lalalalangue ». Il s’agit d’une langue originelle. Venant des contes anciens, des tribus, des rites ancestraux, une sorte d’auto-ethnologie secrète relevant plus de la pratique corporelle et cosmique que d’une langue ancienne, non-articulée : la poétique, comme corps de la Terre.

 

 

[1]  http://www.lacauselitteraire.fr/jean-jacques-marimbert-2

[2]  Le 9 octobre 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio recevait le prix Nobel de littérature. L’Académie suédoise entendait ainsi distinguer un

« écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ». Aussitôt, la presse française, mais aussi la presse francophone, en profitaient pour rappeler les origines…

[3]  Le titre du film est Départ (retour) et, du livre, Départ.

[4]  http://africultures.com/personnes/?no=7292&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=429

[5]  https://fr.calameo.com/read/00549364133c64c1e422a

[6]  La peau et le vernis, in la revue Europe, mai 1997.

[7]  https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20140328.OBS1684/le-clezio-prix-nobel-du-soufisme.html

[8]  Où il question de la Grande Guerre, de 14-18 ; ici, la grand-mère du narrateur pense aux jeunes morts.

[9]  Ce texte de Jean-Marie Le Clézio, daté du 20 septembre 2008 à Séoul, est destiné au parrainage du Festival Vibrations Caraïbes, à Paris, à la maison des Cultures du monde, du 16 au 26 octobre 2008. Cette liberté, comme une supplique, comme un appel dans la voix du blues et du jazz.

 

Auteur : Sara-Aviva Gerbaud

Né.e (Christophe, Jean, Patrick) le 5 juin 1979 à Montauban. Abandonné.e Adopté.e à six mois. Handicapé.E visuel.le. Enfance calme. Adolescence trés mélancolique. Premiers écrits à 18 ans. A 21 ans apprend qu'il /elle a une sœur et l'existence de sa mère biologique. Commence à se travestir. Recherches de famille biologique entamées s'avérant vaines. Etudes d'histoire de l'art (Deug), de philosophie (Master 2).A l'âge de 32 ans passe un second Master (sociologie) tout en enseignant la philosophie et la santé publique dans diverses institutions et en étudiant dans plusieurs associations (Paris VII, ALI APPS, Analyse Reichienne) la psychopathologie clinique. Après avoir été clinicien.e stagiaire pendant un an (2014/2015). A prés de 40 ans, l'écriture continue. Depuis 2017, reçoit en cabinet dans Paris, en musées ou par skype dans le cadre de séances de psychothérapie. Transition via hormonothérapie débutée en septembre 2018, à ce jour le changement d'identité juridique et de genre est en cours. Prénom féminin officialisé en mai 2019 : Sara-Aviva.   A présent 2019 : auteur.e de trois ouvrages publiés chez de petits éditeurs depuis 2017 et d'une vingtaine d'articles depuis 2003. Contact : 06 48 24 88 44 sara.aviva79@gmail.com

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