Du délire identificatoire : De Marine le Pen au Djihadisme


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Le retour des frontières : la fin de la mondialisation ? Crédits : CactuSoup – Getty

« Le moi est une idée fictive » David Hume

La tradition de pensée en France est cartésienne, ce qui veut dire que l’on doit ressembler à sa nourrice et à son roi. Comme dit Claude Derhan : « La seule permanence c’est que tout n’est que changement.s», cela se joue autant sur le plan biologique que psychologique ou politique. Croire en une identité fixe – qu’elle soit catholique de droite ou musulmane agissant par l’intimidation politique – revient à se scléroser le cerveau. Car croire est une autre manière de souscrire à la peur, à l’angoisse du doute. Même si chez René Descartes (dans « les méditations métaphysiques ») le doute est premier et fondateur, par la suite  il s’agit de bâtir la certitude du « cogito ». Or, nos identités sont multiples, nous ne vivons pas une vie mais dix en même temps. Enfin, ceci est possible dés lors que nous avons le courage de faire face à la vérité, à notre noyau de folie interne, imaginatif et en accord entre le réel du dehors et notre subjectivité. Toute religion qu’elle soit chrétienne, musulmane ou juive orthodoxe procède de la certitude accordée en un Maître, une Nation, un Dieu. Donc, au fil de l’histoire de l’Humanité, l’identité est mouvante à tous points de vue. Et il n’existe en ce sens pas de Jeanne D’Arc – telle qu’elle a pu être accaparée …- ni de Héros Djihadiste qui puisse tenir lieu d’Idole. On a les totems que l’on mérite. Ce qui revient à dire que spirituellement ou politiquement, on peut parfois se détacher des fantasmes sexuels de la petite enfance pour généraliser une implication plus large, sans pour autant s’en tenir à des figures paternelles ou maternelles, à bien des égards parfaitement rétrogrades. En somme, et il est bien de terminer ainsi, ce qui constitue un délire dans le fait de fantasmer une identité est la non conscience de notre présence sur Terre, en tant qu’êtres carnés, simples, humbles comme de modestes imprimeurs d’Histoires, sur dix milliards de neurones.

 

Nb : Ce qui constitue un délire, dans l’identification face à l’Autre est le fait de désirer le rattacher à des frontières figées, immuables. Ces frontières sont fictives, en non accord avec les faits réels extérieurs (biologiques, psychologiques, politiques) et, encore moins avec l’irréductibilité ontologique de chaque être humain. Il ne s’agit nullement de nier la différence entre chaque individus mais de bien voir que ce sont souvent nos barrières (résistances psychiques et culturelles) qui président à une ségrégation ; au-delà des différences naturelles.

 

Pour voyager, voici un peu de musique :

 

Auteur : Christophe Gerbaud

Né le 5 juin 1979 à Montauban. Abandonné. Adopté à six mois. Handicapé visuel. Enfance calme. Adolescence trés mélancolique. Premiers écrits à 18 ans. A 21 ans apprend qu'il a une sœur et l'existence de sa mère biologique. Commence à se travestir. Recherches de famille biologique entamées s'avérant vaines. Etudes d'histoire de l'art (Deug), de philosophie (Master 2).A l'âge de 32 ans passe un second Master (sociologie) tout en enseignant la philosophie et la santé publique dans diverses institutions et en étudiant dans plusieurs associations (Paris VII, ALI APPS, Analyse Reichienne) la psychopathologie clinique. Après avoir été clinicien stagiaire pendant un an. A prés de 40 ans, l'écriture continue. Depuis 2017, reçoit en cabinet dans le 11ème arrondissement de Paris, pour séances de psychothérapie.

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