Des conditions pour l’émancipation : vers l’amour !

Il s’agit de l’extrait de votre tout premier article.

 

Bien sûr, l’on ne peut pas plaire à tout le monde. La lutte des classes notamment, à travers l’émancipation d’avec son travail, sa famille, sa patrie est un sujet brûlant. Parce qu’au fond, entre le puissance de nous en qualité d’individus et la vulnérabilité du lien social, il semble difficile de trancher. Bien des individus ont peur. Sans courage, il préfèrent vivre leur petit « tran-train » quotidien que de se rebeller. Cela rassure… ! Ainsi, ils se protègent. Sont-ils irresponsables ? Je ne pense pas, ils font comme il peuvent, c’est-à-dire : comme leurs parents, leurs enseignants, leurs amis… leur ont enseigné. On nomme cela la reproduction. Pour qu’il y ait émancipation, il convient d’avoir le courage d’être soi. Or cela est très difficile dans la mesure où les individus sont pétrifiés à l’idée de ne pas vivre confortablement, petitement, un petit-bonheur « pré-fabriqué », individualiste, replié sur soi ; médiocre. Le courage est une grandeur d’âme… – ce sont les ailes d’un phœnix. Lorsque vous êtes handicapé, vous n’avez donc que peu à perdre ; et de la sorte vous pouvez vous battre. Car vous êtes plus sensible, plus audacieux et surtout plus généreux. Entendons là, disponible. Accueillir la parole d’autrui, sa réalité économique et psychique revient à tresser tout un réseau de sens entre soi et Autrui. Son visage manque toujours… Rencontrer – à travers l’émancipation partagée – est une chose qui consiste à ne vivre que pour l’affection, la caresse, la tendresse transmuée en langage, cette érotique. Concrètement, c’est par exemple : enseigner, publier. aimer les Grands Auteurs. Sans jamais juger, sans jamais ne soutirer à l’Autre son irréductibilité. Ne pas être émancipé, c’est réduire, simplifier, mettre dans une case. Médicaliser.